Vivre ensemble et avec les autres

Que ce soit au nom de l’origine culturelle, de l’orientation sexuelle, de l’apparence physique, de l’âge, du genre ou encore du rapport au handicap, tout mode de discrimination est inacceptable. Ainsi, lutter contre la discrimination et en défendre les victimes peut permettre d’avantage d’égalité entre citoyens. Notamment lorsque celle-ci est remise en cause par des comportements et des positionnements qui créent une injustice.

Comment défendre ses droits et se faire accepter sans s’enfermer dans une forme de victimisation ?

Comment permettre l’acceptation par tous de sa singularité dans le quotidien ?

Notre stratégie repose sur la création de groupes de parole de personnes vivant toutes sortes de discrimination (racisme, LGBTQ+, jeunesses, etc.). Cela a pour but de se rencontrer, comprendre les problèmes auxquels chacun est confronté, et élaborer ensemble des solutions de lutte contre la discrimination à travers la connaissance et la prise en compte de chacun. L’idée est de penser la lutte contre la discrimination comme un défi général à combattre ensemble et sortir du schéma de victimisation et individualisme de chacun.

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Pour cela, des outils d’animation sont nécessaires :

  • La coopération :

Dépasser la peur du conflit pour coopérer afin de permettre la conflictualité dans un environnement sécurisé. L’objectif est de se dire les choses, dépasser les clivages et les tentations de radicalisation ou de pensée unique.

Cela est possible en favorisant :

    • Le dialogue
    • Une attention à la diversité et la représentativité des participants dans les groupes
    • La confrontation et le débat d’idées respectueux du narratif de l’autre pour dépasser les représentations et les préjugés
    • L’implication personnelle pour sortir d’un climat d’apathie ou de démotivation
    • La recherche pour innover ensemble dans des modes de fonctionnements agiles
    • L’exercice de contre-pouvoirs, garants de l’équilibre dans de l’organisation
  • La prise en compte de la légitimité de chacun.

Créer le cadre qui permette à chacun d’oser être soi et s’affirmer. Ainsi, permettre l’expression, au-delà des peurs, timidités, enjeux de pouvoir et leadership, tout en tenant compte de l’intérêt collectif et individuel à s’engager.

 

Mise en oeuvre:

Tout d’abord, mettre en mouvement les acteurs et les instances, instaurer un collectif au travail :

  • Mobiliser les acteurs diversifiés et représentatifs,  engagés ou invisibles afin de créer un réseau
  • Les faire se rencontrer au delà des représentations de chacun et favoriser une parole plurielle
  • Travailler à l’émergence de proposition concrètes pour permettre à chacun de se sentir d’avantage inclu et reconnu

Ensuite, écouter et prendre en compte les besoins

  • Mettre en place un plan d’actions précis qui répond aux besoins des acteurs
  • Intégrer le point de vue de chacun

  

Patients, aidants et soignants: leurs solitudes

Les services d’hospitalisation à domicile sont en plein essor.
L’enjeu : permettre au patient de vivre chez lui tout en étant soigné par les différents professionnels de santé comme à l’hôpital.
Le patient se retrouve dans un contexte familial ou les proches sont à son chevet pour l’accompagner.

Les points positifs:

  • Un contexte plus doux pour le patient qui ne vit pas au milieu de l’agitation de l’hôpital mais dans un environnement familier
  • Une possibilité pour les proches d’être au coté du patient
  • Un modèle économique beaucoup moins honéreux que l’hôpital.
 

Tout porterait à croire que l’hospitalisation à domicile (HAD) est l’enjeu de l’avenir. Pourtant, un élément n’est souvent pas pris en compte et crée des difficultés au quotidien. L’aspect contenant et sécurisant présent à l’hôpital n’est pas pensé en tant que tel pour l’HAD et questionne le modèle.

Par ailleurs le développement très rapide de l’HAD amène les structures à se centrer sur son expansion, d’avantage que de construire des équipes stables et engagées.

Ainsi les proches se retrouvent parfois épuisés et sous stress de devoir porter au quotidien un patient en souffrance. Ils doivent gérer les alertes pour appeler le service de soin qui, dans l’hôpital, est présent en permanence. Même si des outils sont mis en place (groupes de parole, café des aidants, …) il serait bon d’aller plus loin dans l’accompagnement des aidants et des soignants.

La question du collectif construit par les soignants est importante. Ils travaillent principalement à domicile et les lieux de rencontre, de transmission, d’analyse de leurs pratiques, de synthèse ne sont souvent pas suffisants au regard du temps passé sur les actes auprès des patients.

« Avant on s’appelait tout le temps »

« On est toujours sur le terrain, on ramène le terrain à la maison quand on fait des transmissions hors du temps de travail »

« Les transmissions sur le dossier du patient se font maintenant sur informatique ou par mail »

 

Faire collectif et manager les équipes de soignants est un élément essentiel à la mise en œuvre d’un accompagnement adapté. Beaucoup expriment une forme de solitude face aux patients. Eux non plus ne sont pas contenus par les système hospitalier. Le risque est de créer une juxtaposition de soins par des professionnels indépendants les uns des autres.

 

« On a plus de temps ni d’espace pour se voir et échanger. Avant on se voyait tous les midis. On voyait tout le monde. Maintenant c’est une fois par semaine et si tu ne travailles pas ce jours-là, tu n’y participes pas »

« On est seul au chevet du patient »

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Deux éléments sont à prendre en compte et à structurer :

  • Le contenant (projection des murs de l’hôpital dans ce qu’il crée de sécurité en constituant un point d’appui)
  • L’appartenance à un collectif (sortir d’une succession de soins envers un patient pour former un collectif de soignants accompagnant dans une globalité pour le bien des patients et pour l’efficience du soin)

Des modèles d’accompagnement à domicile fonctionnent de manière positive, certains SESSAD (service d’éducation et de soin spécialisé à domicile) par exemple où les enfants porteurs de handicaps sont accompagnés, mais sont également invités à faire partie du collectif, où le projet de soin est co-construit entre patients, soignants et aidants et où les accompagnants sont structurés en équipes pluridisciplinaires.

Notre proposition :

  • Constituer un groupe de travail composé à la fois de professionnels représentatifs, de cadres et d’aidants
  • Développer l’écoute pour que chacun se rende compte des enjeux du collectif
  • Confronter les représentations en prenant en compte le sentiment de solitude et les problématiques personnelles, les dépasser pour penser ensemble
  • Construire des propositions collectives pour aider à se sentir appartenir et favoriser la relation triangulaire entre professionnels, aidants et patients

FORMATION: Accompagner des collectifs innovants et engagés

Pourquoi ?

Vous accompagnez des collectifs au quotidien et vous vous sentez parfois démuni ou impuissant.

Vous aimeriez être d’avantage vecteur de coopération, d’engagement, de créativité collective.


Quoi ?

L’enjeu de la formation est de comprendre et intégrer une posture qui permette :

  • D’accompagner le changement dans des groupes, 
  • De comprendre les enfermements, freins, blocages, peurs, haines et représentations pour une meilleure inclusion de chacun au service de l’intelligence collective.
  • De favoriser la prise en compte de la légitimité de chacun
  • D’apprendre à utiliser le dialogue conflictuel.
  • De favoriser l’engagement dans un processus d’innovation collective.  


Comment ?

Six modules de deux jours successifs de septembre 2024 à mars 2025. A l’issue de ceux-ci, un accompagnement à la professionnalisation est proposé pendant un an, sous forme d’analyse des pratiques professionnelles et d’assistanat dans des groupes d’intervention. 

Les différents modules :

  • Construire avec les autres: comprendre les mouvements individuels et collectifs dans les groupes, leurs conséquences, peurs, représentations et préjugés. Comment s’engager ensemble ? 
  • Prendre conscience des masques: Image de soi, image de l’autre dans le groupe, appréhender les enjeux du besoin de se faire accepter et reconnaitre.
  • Repérer les zones d’ombre: enfermement sur son groupe d’appartenance, jugements de valeur, voire « radicalisation ».
  • Développer sa légitimité: personnelle et sa légitimité sociale : percevoir les enjeux de toute puissance / impuissance et les enjeux de pouvoir dans les groupes.
  • Ajuster sa posture d’accompagnant: en sachant saisir les mouvements non verbaux du groupe (intelligence émotionnelle, corporelle et résonance).
  • Développer sa créativité: s’ouvrir à l’intranquilité féconde au service de l’intelligence collective et de l’innovation.

Le calendrier des différents modules :

25 & 26 novembre 2024: Construire avec les autres

13 & 14 janvier 2025 : Prendre conscience des masques 

10 & 11 février 2025: Repérer les zones d’ombre 

24 & 25 mars 2025 : Développer sa légitimité

19 & 20 mai 2025: Ajuster sa posture d’accompagnant

7 & 8 juillet 2025 : Développer sa créativité

Tarifs

6300€ hors taxes entreprises

3200€ hors taxes particuliers

N’hésitez pas à nous contacter : contact@lesparoliers.com / Bruno Deffontaines : 06 61 12 49 91

Fiche pédagogique de la formation animée par Bruno DEFFONTAINES

 

Organisation générale

Nombre de jours et d’heures :

10 journées de 6 heures entre septembre 2024 et mars 2025 soit 60 heures

10 demi journées de 3 heures soit 30 heures de septembre 2024 à juin 2025 (Analyse de Pratiques)

Lieu : PARIS

Effectif : entre 5 et 12 stagiaires

 

Objectifs de la formation

Comprendre et Intégrer une posture qui permette au participant

· D’accompagner le changement dans des groupes,

· De comprendre les enfermements, freins, blocages, peurs, haines et représentations pour une meilleure inclusion de chacun au service de l’intelligence collective.

· De favoriser la prise en compte de la légitimité de chacun et le du dialogue conflictuel, au delà des sentiments d’impuissance et/ou des tentations de toute puissance,

· De permettre l’engagement de chacun dans un processus d’innovation collective.

 

Moyens pédagogiques et techniques

Apports théoriques, études de cas clinique, exercices en sous-groupes et en groupe plénier.

Niveau de connaissances préalables nécessaires du stagiaire

Expérience professionnelle d’accompagnement de collectif

 

 

Accessibilité personnes porteuses de handicap

Une attention à l’accueil des personnes porteuses de handicap moteur est portée pour leur permettre d’accéder à la formation. En ce qui concerne les personnes porteuses de handicap psychique, un entretien préalable est nécessaire pour étudier la faisabilité. L’accès est garanti aux personnes à mobilité réduite.

 

Titres et références de Bruno DEFFONTAINES

Master 2 FIAP, Analyse de Pratiques professionnelles université de Nanterre, Formation de thérapeute social, Formation de formateur consultant Dojo, Paris,

Expérience de 15 ans d’accompagnement de collectifs, entreprises, institutions, collectivités, associations.

Le cabinet est enregistré comme organisme de formation auprès de la DIRECTTE et il est certifié, enregistré sur Datadock.

 

Prérequis :

Avoir une expérience d’animation de collectif

Moyens permettant d’apprécier les résultats de l’action de formation

Un écrit à livre ouvert permettra d’évaluer l’intégration des connaissances et des compétences acquises au cours de cette formation.

Suivi individuel au cours de la formation

Un échange est proposé à la fin de chaque journée pour permettre à chacun de s’exprimer sur son engagement et son niveau de motivation, et adapter le cas échéant la pédagogie et le processus des modules suivants.

Sanction de la formation

Une attestation mentionnant les objectifs, la nature et la durée de l’action et les résultats de l’évaluation des acquis de la formation sera remise au stagiaire à l’issue de la formation.